vendredi 30 septembre 2016

Les réfugiés sont des êtres humains dont nous devons être solidaires

Afficher l'image d'origineLe démantèlement de « La Jungle » de Calais est devenu un enjeu très important de la campagne pour les présidentielles, Certains mettent les pieds dans la boue avec force caméras et d'autres, bien plus prudents, font le déplacement avec leur cour et force démonstrations publiques mettant si possible en scène les effets délétères de la violence, des gestes de désespoir et de la colère.

Christophe Josset
afp.com/PHILIPPE HUGUEN
On fait appel au spectaculaire, à l'émotion, à la mise en scène, mais pas à la prise en compte de ces êtres humains en grande détresse, victimes de la barbarie, de la guerre. Pendant ce temps, ils s'entassent dans des « camps » épouvantables où les conditions de (sur)vie sont abominables quels que soient les efforts des associations.

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afp.com/PHILIPPE HUGUEN
Les médias ne manquent pas de grossir le trait sur des comportements inacceptables de quelques-uns, oubliant trop souvent de valoriser les endroits, plus nombreux que l'on croit, où les choses se passent bien, c'est à dire où, enfin, après une route risquée et harassante pour fuir leur pays, les réfugiés peuvent enfin se retrouver dans un cadre digne et récupérer, afin de s'occuper au mieux de l'avenir de leurs familles. 

C'est dans ce cadre que notre ville va accueillir des réfugiés (5 d'après les informations données par le Maire et l'adjointe chargée de ces questions). Nous souscrivons totalement à cette démarche, sans restriction. Nous appelons la population à leur venir en aide, une fois arrivés, à leur faciliter les choses, à les accueillir chaleureusement comme le peuple français sait le faire.

Aussi important qu'il soit, aussi indispensable qu'il soit, cet accueil n'est pas suffisant pour régler la question et, de cela, la Mairie n'en est pas responsable.

Si nous voulons qu'une solution durable soit apportée, il faut prendre le problème par le bon bout :
Christophe Josset
REUTERS/Pascal Rossignol
  1. Il faut impérieusement que tout soit mis en œuvre pour faire revenir la PAIX dans les pays où la barbarie fait le quotidien des habitants. Pour cela l'ONU doit jouer tout son rôle et ça n'est pas le cas actuellement. On ne peut plus tolérer de tels massacres perpétrés grâce à des armes chimiques et autres Ignominies. Mettons les protagonistes autour de la table. Ignorons la tentation d'imposer nos solutions. Dans ces pays comme ailleurs dans ce monde, ce sont les Peuples qui détiennent les clés, Ne les massacrons pas, faisons les vivre !
  2. Dans la période immédiate, il est clair que ça n'est pas un mur, fut-il financé par la Grande Bretagne, qui apportera une réponse quelconque à la détresse de ces millions de victimes de la barbarie humaine. Jamais, aucun mur n'a pu préserver une population. Toujours il a contribué à aggraver les conditions de vie des populations et a provoqué plus de problèmes qu'avant son édification : on ne met pas des humains en cage !
  3. Il faut exiger de la Grande Bretagne qu'elle prenne ses responsabilités pour les regroupements familiaux, l'accueil des mineurs sans famille et celui des réfugiés qui souhaitent vivre sur son sol. Cette question ne peut se régler qu'en Grande Bretagne !
  4. Il est grand temps que l'Europe tout entière se décide à traiter cette question avec tous les partenaires européens. Il n'est pas une seule nation qui ne soit pas concernée par la question. L'Europe doit au moins avoir cette démarche généreuse et responsable, à défaut de travailler à une Europe des Peuples qui doivent vivre dans des pays souverains.

 Le Comité local du PG de Cognac