Billets d'humeur

MONSEIGNEUR !

Une forme de réponse à l’article de CL du 24 Janvier 2014


Licence libre cc-by-nc :Pierre-Alain Dorange
Après François premier il y eut le roi Hardy et « sans reproche ». 

Même si nous ne sommes pas Royaliste, et cela se sait, nous avons du respect pour cet homme au regard de son âge lui fait oublier d’être sage, et de respecter les règles élémentaires de politesse qui sont pourtant l’apanage des rois.
 
Cet homme, était perçu en des temps immémoriaux comme l’homme fort du Cognaçais mais aussi par son apparence et attitude altière, comme un monarque gaullien.

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 Que nous fait-il ? Une ritournelle !!

Je cite :
 « Qu’il était soucieux de ne pas troubler le jeu politique à deux mois des muni- cipales »
Merci mon bon prince, c’est fait.
                       
« Il a bien fait de foutre les ' mélencho- niste' et le FDG à la porte »

Je veux ici rétablir les faits et démentir ces propos qui à l’évidence manquent d’analyse politique et relèvent du comptoir du coin

Jean Luc Mélenchon est un républicain, un défenseur de la laïcité, un orateur qui bouscule par passion et conviction la caste des biens pensants, et à ce titre il ne mérite pas le mépris dont l’affuble notre éminent commentateur de la vie publique qu’est Monsieur Hardy. 

Certains droits réservés fourthandfifteen
Jean Luc Mélenchon est un homme politique qui porte un projet de transformation de notre société, basé sur le partage des richesses, le respect de notre environnement social économique et environnemental et cela inquiète les « dominants », ceux qui sont épargnés par les difficultés pour survivre, comme Monsieur Hardy, et qui veulent donner des leçons en politique et prétendre travailler au destinés du lumpen prolétariat.

  Je tiens donc à prendre le contre-pied de ces allégations mesquines qui tendent à nous assimiler à des Mélenchoniste oh ! comme ils disent.

 J’affirme que les militants du PG ne sont pas dans l’attente d’un messie et ne portent pas une dévotion sans borne à un homme. C’est faire offense à leur engagement politique que de le prétendre.

Du temps de Monsieur Hardy, il est bien placé pour en parler pour avoir régné sans partage et dans la toute puissance : il fallait être derrière le maître, pardon le patron, heu le maire et se taire et c’est ce qui est encore à l’œuvre à Cognac aujourd’hui.

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 Nous ne sommes pas dans le culte de la personnalité. Les militants du Parti de Gauche œuvrent réellement pour un travail collectif et non pour se cantonner à un rôle de potiche à l’ombre d’un leader, d’un maire omnipotent, nous ne sommes ni Melenchoniste, ni Gaulliste ni Belliotiste.

Par ailleurs, nous prétendons qu’il faut faire état de sa différence politique et ne pas se taire, car nous sommes pour le débat d’idées, le combat politique qui permet de nourrir et de vérifier la faisabilité de nos convictions, même au sein de notre propre famille politique et cela Michel Gourinchas ne l’a pas accepté.

Pour se faire, nous accordons de l’importance à la proximité, comme Michel Gourinchas, au respect des Cognaçais, et nous serrons des mains, mais… ce n’est pas notre fond de commerce car les Cognaçais attendent autre chose.

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C’est pourquoi nous créerons les conditions pour impliquer et associer la population aux prises de décisions.

 Nous ne sommes pas derrière un homme ou une femme pour le créditer de toutes les vertus et croire qu’il est le seul à avoir la capacité de penser de proposer et d’agir.

Nous ne sommes pas des girouettes qui cherchent à plaire au mai(t)re nous sommes pour établir en permanence sur un mode de co construction avec les citoyens le devenir de notre territoire.

Pétris de convictions d’aucuns diront d’idéologie nous dérangeons les élus installés dans leur confortable retraite (que leur famille politique mène à mal) ou dans des mandats successifs qu’ils cumulent avec avidité, car ils pensent aussi être indispensables aux destinées de nos territoire et ce surtout après avoir gouté à l’ivresse du pouvoir.

Je tiens ici à rappeler à Mr Hardy et consorts que 11% de Français ont voté pour notre courant politique et il ne mérite pas ce mépris au travers des propos incongrus que vous avez tenus mon bon prince.

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En insultant le FDG ce gaulliste de la première heure fait insulte aux communistes Français qui ont été les premiers à rejoindre la résistance et à en payer un lourd tribu. Je pose la question, par ignorance de notre histoire, par amnésie ou tout simplement par pur ostracisme.

Puis il en rajoute et au passage il nous gratifie d’un :

 « Ils ont passé leurs temps à torpiller Michel Gourinchas » et que « rien n’a été fait ».

Petite précision tout de même, déjà il n’est pas vrai que « rien n’a été fait » cela relève d’une mauvaise fois évidente, ou d’une attitude politique digne des tontons flingueurs

Faut-il le préciser, nous avons contribué à une partie du bilan de la liste de Michel Gourinchas. 

Cependant nous avons été en désaccord sur un certain nombre de choix, d’options et sur le mode de gouvernance de la majorité municipale pendant la durée du mandat, ce qui nous conduit à faire le choix de quitter le nid douillet de la majorité.

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Pour autant, sommes-nous infréquentables ??

Nous pouvons ici dresser une liste exhaustive de quelques exemples de notre implication positive dans le débat politique.
-  nous avons été contre l’urbanisation du Fief Caillon
- nous avons été contre, tout de suite, pour la mise en place des rythmes scolaires au niveau de la commune et, alors que le maire avait validé ce choix, nous préconisions une approche communautaire : tiens tiens, il ne s’en vante pas !
-  nous étions contre le festival Rire et Rock
- nous sommes pour une piscine avec réhabilitation par la CDC de l’ancienne
- nous avons fait savoir notre inquiétude quand au projet Monnet et nous avons été contre l’acquisition de bâti et de foncier dans le cadre du budget 2012 (voir nos propositions en CM). Nous préconisons d’y implanter, sur la base d’un plan pluriannuel :
1.  le CFA (sur un seul site)
2.  le FJT
3.  l’auberge de jeunesse 
4. un centre culturel sur l’Europe
5.  l’hôtel de la CDC
6. une résidence senior autogérée
- nous avons été les artisans farouches d’une régie transport
- nous avons proposé une mutuelle pour le personnel
- nous avons été contre le financement de la LGV
-  pour de l’investissement pluriannuel
-  nous avons mis en place une vraie politique d’apprentissage
 etc. etc.

Photo JM Pascal
J’arrête la démonstration, votre estimé sérénissime, car je ne vous ferais pas l’affront de continuer à vous démontrer notre capacité à proposer, à faire de la politique et à agir.
Ce sont les citoyens qui décideront, aveuglés par la pensée dominante, ou éveillés à d’autres possibles que nous défendons.
Je pense que dans une partie de votre analyse, (car sur le sujet de la CDC nous pourrions trouver des accords) vous vous fourvoyez
D’ailleurs, votre altesse, à propos de votre élève, fils spirituel, pardon votre ancien dauphin. vous avez des mots durs et c’est aujourd’hui curieusement que vous avez la révélation (calcul électoral).

Ce qui appelle le commentaire suivant :

Avec une certaine constance vous avez soutenu votre héritier naturel Jérôme Mouhot . 

Dès lors, nous affirmons qu’avec les yeux du passé, vous faites encore erreur sur l’analyse politique de notre temps.

En conséquence, nous vous remercions pour votre engagement et vous demandons de profiter du temps et d’éviter des commentaires sans portée et sans intérêt, si ce n’est de blesser et qui sont plus préjudiciables à votre personne qu’ils ne servent la politique dans le sens noble du terme.



Du pain et des jeux...
L’article de SO « Cognac un nom qui vaut de l’or »
Photo CL
De la à penser que  notre ville vaudrait de l’or il n’y à qu’un pas à franchir alors que la situation économique, sociale et  difficile et douloureuse pour certains d’entre nous. Elle génère une  souffrance  sourde et silencieuse, invisible à l’œil.
En effet, à Cognac nous avons :
- 11% de demandeurs d’emploi.
- Plus du quart de la population qui vit en dessous du seuil de pauvreté.
- Un resto du cœur, une épicerie sociale de plus en plus fréquentés par des retraités.
- Un centre-ville qui se meurt,
 - Aucune nouvelle entreprise qui crée de l’emploi.
 - Des logements vacants en ville, des friches industrielles.
 - Une population vieillissante. Etc.….

Nous sommes donc loin du tableau idyllique et bucolique brossé par Laurent Boyer devant une participation faible des habitants de Cognac (voir les photos), ce qui démontre que les Cognaçais attendent autre chose de nos élus.
Surtout pas de les voir jouer du coude pour être dans le champ de la caméra, pour certains scindés d’une écharpe (pas tricolore) afin de montrer qu’ils sont là. Si c’est cela faire de la politique et répondre aux attentes des Cognaçais, et bien il ne faut rien attendre de ces prétendants.
Pour rappel le PG en Conseil Municipal à précisé  qu’il est impossible de mesurer d’éventuelles retombées médiatiques, mais que ce qui posait question, était, en ces moments difficiles pour les finances locales, la  subvention attribuée à la société de production de L Boyer, alors qu’il y a d’autres priorités (cf. billet d’humeur sur ce sujet).
De plus, nous découvrons dans ce même article, que le maire de Cognac a sollicité la présence de cette émission.
Curieux, car en Conseil Municipal, le Maire à fait savoir que c’est la société de productions qui avait fait la démarche. Erreur de la presse ou mensonge du Maire ?
Ce qui est certains c’est que la politique ne sort pas grandie de cette exposition médiatique et que la situation des Cognaçais ne changera pas tant que les problèmes de fond ne seront pas abordés.


Je ne sais pas comment interpréter cet article


Je veux parler de la manière dont la presse locale traite des élections municipales à Cognac.

Licence libre cc-by-nc :Pierre-Alain Dorange
Aussi bien Sud Ouest qui, dans son édition du 2 janvier, sous la plume de son rédac chef (OS) non content de mettre en exergue la ridicule question de celui qui, de Gourinchas ou de Beliot a été le premier à offrir ses voeux sur internet, laisse entendre que la liste que je conduis ne serait composée que de militants du NPA puisque, d'après lui, le PCF  aurait choisi de “suivre les sirènes du NPA” !
      Que dans La Charente Libre qui n'est pas en reste : après m'avoir attribué dans son édition du 28 décembre, un "carton rouge" pour avoir, soi disant, accepté de débattre sur France Bleu hors de la présence de Noël Belliot (un carton rouge qu'auraient mérité sans conteste Gourinchas et la candidate FN, qui, eux n'ont pas protesté de mon absence puis de celle de Belliot!), le journal a lancé le 6 janvier une grande enquête sur internet (c'est moins cher mais moins scientifique) pour poser la question suivante: la droite peut-elle gagner à Cognac comme le laisse entendre le Journal du Dimanche en affichant les photos de ...Belliot et Gourinchas, faisant entendre de cette manière que le premier tour est déjà joué. Supercherie supplémentaire: ceux qui se prononcent sont désignés comme des “votants”, c'est faire bien peu de cas de la démocratie que de considérer que ces votants là sont réellement habilités à voter ! Les sondages d'opinion, que je n'ai pas en grande estime,  ont au moins l'honnêteté de ne pas attribuer ce qualificatif à ceux qui sont sondés et qui ont, pourtant, été choisis en fonction de critères connus, ce qui leur donne plus de légitimité que les internautes anonymes.
Considérant que la Presse est une composante essentielle pour l'exercice de la Démocratie, je suis vraiment désolée de constater comment ceux qui en font profession, peuvent parfois en détourner la mission et je ne m'étonne plus, sans m'en consoler, qu'au classement mondial de la liberté de la presse 2013 publié par Reporters sans Frontières la Presse Française se classe au 37ème rang (après la Namibie et le Ghana, juste avant le Salvador et la Lettonie). 
Comme nous avons signé la charte Anticor pour manifester notre attachement et notre vigilance envers toutes les dérives des puissants ou de ceux qui se prennent pour tel, nous serons tout aussi exigeants et si besoin intolérants, envers les journalistes, qui ont également tendance à développer un complexe de supériorité, lorsqu'ils ne feront pas preuve de traitement équilibré de l'information au cours de cette campagne municipale.






        Le dernier Mag qu’en penser ?
        Pas de comité de rédaction et le magazine du maire, qui n’est pas, selon ce dernier, un outil politique, (sauf exception, concernant ce dernier numéro pour cause d’élection) est pourtant souvent un édito en réaction à la page de l’opposition.
  
Une intervention de la majorité non consultée et que le maire à écrite sur la piscine ?
Un Mag pour convaincre et qui appelle à voter en martelant que tout à été fait :
- qu’un agenda 21 à été mis en place et que c’est l’alpha et l’oméga de l’action politique de la majorité municipale, alors que ce n’est qu’un catalogue qui valorise et reprend tout et rien (le Fief Caillon, le label ville …) le PLU, L’AVAP qui sont imposés par la loi etc.
- que la cantine à été portée à 1€, ce qui est une très bonne chose, mais ils se sont arrêtés au milieu du guet car cela ne concerne que les familles ayant un Coefficient Familial de 0 à 609,80 €
- le contrat local de santé, un « machin de plus » que porte l’Ėtat et l’ARS et qui va s’imposer à tous les territoires, avec comme objectif non affiché un schéma d’organisation qui n’apportera rien de plus pour les citoyens et qui ne fait que valoriser l’existant.
- puis, OH ! surprise, un trois pages sur les commerces qui se sont ouverts dans le cadre d’initiatives privées !!!
- une rue de Bellefonds enfin refaite, avec enfouissement des réseaux, ce que nous avions souhaité pour des raisons de fiabilité de sécurité et d’esthétique, alors que le maire et sa majorité était contre. En fin de compte, ils le font : un coup dans le Zig, un coup dans le Zag.